Mairie de La Petite Pierre


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Programmation du 7 au 16 août 2009

Festival de Jazz > Retrospective

PROGRAMME DETAILLE DU FESTIVAL "AU GRES DU JAZZ"
DE LA PETITE PIERRE

PRESENTATION DES FORMATIONS



OMAR SOSA

Pianiste d'origine cubaine, OMAR SOSA est une sorte de commis voyageur d'un jazz sans frontière, ouvert aux sons du monde, jetant des ponts entre des cultures différentes, où l'on retrouve les racines du jazz, bien sûr, mais aussi un peu de rap, de hip hop et les rythmes traditionnels de son île natale, CUBA. Après une formation classique en percussions, composition et harmonie c'est en autodidacte qu'il apprend le piano, d'où sans doute, son approche très personnelle et très percussive de l'instrument. Alchimiste fougueux, il invente sous ses doigts une musique hybride, savant mélange d'harmonie et de rythmiques complexes puisées dans les traditions afro cubaines et afro américaines. Des rythmes endiablés rencontrent des accords bruts et dissonants hérités d'un THELONIOUS MONK se posent sur des grooves cubains tranchants. D'improbables séquences rap surgissent soudain d'improvisations résolument jazz, le tout pulsé de rythmiques traditionnelles yorubas. On sort rarement insensible d'un concert d'OMAR SOSA. Inclassable, sa musique est une sorte d'ivresse, un vertige, à la hauteur de sa démesure.
" Le jazz pour moi, c'est une philosophie, une école de la liberté. ( … ) C'est un don de soi, total, pour recevoir, en retour, toute la richesse du monde". OMAR SOSA

OMAR SOSA : piano

Concert à la Petite Pierre : Vendredi 7 août 2009 à 21 heures

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SHEZAR

SHEZAR est formé de quatre musiciens issus de cultures différentes (Syrie, Norvège et France) et propose une musique acoustique, basée sur des modes et des rythmes orientaux, enrichis d'improvisations tirées du jazz. Il n'est pas ici question d'un quelconque métissage, ou de fusionner ces différentes cultures, mais bien de créer un langage propre à cette formation instrumentale, trouver la pierre de touche, s'ouvrir des espaces d'improvisation, ou chacun des musiciens puisse s'exprimer, cultiver la finesse et la richesse des musiques d'orient, à travers un répertoire de compositions personnelles. Nous sommes ici plongés dans un ailleurs, perdus au bord du Tigre, du Jourdain, du Danube ou de la Méditerranée et peut être, ce soir-là, de la Petite Pierre. Les sensibilités sont ici croisées, entremêlées dans des arabesques de jazz, de daf et de saxophone, de oud et de clarinette, de contrebasse et de zarb. Un joli mirage.

HASSAN ABDALRAHMAN: oud
KJETIL SELVIK: clarinette
NICOLAS BECK: contrebasse, tarhu
FABIEN GUYOT: percussions

Concert à la Petite Pierre : samedi 8 août à 17 heures

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AHMAD JAMAL

AHMAD JAMAL est une figure incontournable de l'histoire du jazz : ART TATUM, LESTER YOUNG, NAT KING COLE auront croisé sa route, mais c'est surtout ERROL GARNER qui fut selon lui, sa " source d'inspiration décisive ". Particulièrement ce jeu de la main gauche, sa marque de fabrique, que nombre de pianistes lui ont emprunté. Ahmad aime particulièrement appuyer l'impact de certains accords, avec force et élégance, tout en jouant sur les ruptures de rythme et les variations d'intensité. A la manière d'un boxeur, il lance des attaques musicales sèches, rapides et précises, avant de s'octroyer des temps de retrait, comme pour mieux travailler la note, la regarder, la chahuter, l'amener au-delà de l'imaginable. C'est cela Ahmad, ce sens de l'architecture, de la retenue, cette adresse dans l'utilisation de la nuance et des silences, qui laisse rebondir la musique et crée son mouvement, flirtant en permanence avec l'inattendu. C'est pour tout cela que la musique d'AHMAD est belle et émouvante. Aujourd'hui, après une carrière à ellipses, sa force et son assurance l'amènent au sommet de son art, ayant retrouvé les faveurs d'un public qui ne l'a jamais oublié. Attendez vous à ce que " AHMAD le magnifique ", comme le qualifiait Miles Davis, envoie tout ce que vous aviez comme idée sur le trio piano basse batterie par-dessus les océans. Immanquable.

AHMAD JAMAL : piano
JAMES CAMMACK : contrebasse
JAMES JOHNSON : batterie
MANOLO BADRENA : percussions


Concert à la Petite Pierre : samedi 8 août à 21 heures

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OMARA PORTUONDO

C'est une grande dame, une reine du boléro et du " filin " (contraction cubaine pour feeling) qui sera à l'honneur de cette édition 2009 du festival " au grès du jazz ". OMARA PORTUONDO est l'unique femme du Buena Vista Social Club, celle qui, dans le film de Wim Wenders, laisse échapper une larme lors de son duo avec Ibrahim Ferrer. Elle chante le sublime " Silencio " avec lui, " veinte anos " avec Compay Segundo, et transporte le public des cabarets du monde entier avec l'honnêteté passionnée et émouvante de sa voix. OMARA PORTUONDO, surnommée aussi l'Edith Piaf cubaine, donne de la magie à l'instant, au présent, qu'elle sublime avec grâce et élégance. Sa voix au long cours, forcement sublime, escalade, tournoie et ondule, prompte à surmonter en douceur tous les obstacles. Le son cubain, que le film Buena Vista Social Club a fait résonner sur la terre entière, s'appuie ici sur la finesse, la nonchalance et la sensualité, dont la chaloupante OMARA PORTUONDO et son groupe sont les magnifiques porte-drapeaux. Avec son dernier disque " Gracias ", elle dévoile une autre facette de sa personnalité, de son sens de l'émotion, et de la passion, et poursuit une carrière exceptionnelle. Accompagné d'un quintet d'exception, dans lequel on pourra notamment entendre le pianiste Harold Lopez Nussa, OMARA PORTUONDO propose pour ce concert un répertoire qui révèle toute la richesse et la maturité d'une chanteuse en pleine possession de son talent. Exceptionnel.

OMARA PORTUONDO : chant
RODNEY YLLARZA BARRETO : batterie
SWAMI JR. : guitare
ANDRES COAYO : percussions
HAROLD LOPEZ NUSSA : piano
FELIPE CABRERA : contrebasse

Concert à la Petite Pierre : dimanche 9 août 2009 à 17 heures


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KOCANI ORCHESTAR

Issue de l’est de la Macédoine, plus précisément du village de KOCANI, cette fanfare tzigane extravagante et explosive est le pur produit d’un héritage culturel macédonien. Ces fanfares sillonnaient, en effet, les villages Balkans au gré d’évènements heureux ou moins, et sont devenues au fil du temps, les ambassadeurs les plus en vue de cette musique tzigane. Et le KOCANI ORKESTAR occupe une place de choix parmi ces fanfares. Il s’est constitué un répertoire soucieux des frontières, allant de la Bulgarie à la Serbie en passant par l’Inde et la Chine, à qui elle a volé «l’Orient est rouge» hymne maoïste devenu un tube en Yougoslavie du temps de Tito. Mené par AJNUR AZIZOU, un jeune chanteur charismatique et doué, la fanfare s’est ouvert de nouveaux horizons. Sa voix, délicate, se pose sur des chansons aux mélodies entraînantes, vouées aux mariages. Car le groupe, capable d’enchaîner ballades captivantes et thèmes à cent à l’heure, conserve aussi tous ses attributs enivrantsune section rythmique (quatre cuivres et un redoutable batteur de tapan) à faire trépigner les pieds, des cuivres étincelants et virtuoses, à faire chavirer les esprits.

AJNUR AZIZOUchant
SUKRI KADRIEVtrompette
DZELADIN DEMIROVclarinette, chant
EROL DEMIROVsaxophone
TURAN GABEROVtrompette
SABAN JASAROVtapan
NIJAZI ALIMOVtuba baryton
ERDZAN JUSEINOVpercussion
REDZAI DURMISEVtuba baryton
VINKO STEFANOVaccordéon
SUKRI ZEJNELOVtuba baryton
SUAD ASANOVtuba basse

Concert à la Petite Pierredimanche 9 août 2009 à 21 heures

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ENGE ENSEMBLE

Au cœur de la vitalité musicale tsigane, le groupe ENGE tient une place tout à fait singulière. Sa musique dessine les contours d'un univers particulier, profondément intérieur, où la figure de Django plane toujours au détour d'un phrasé, d'un solo. Mais l'héritage du maître semble n'être qu'une couleur parmi d'autres. Résolument tourné vers la composition et la recherche de nouvelles esthétiques, les créations d'ENGE jalonnent un répertoire où les cordes sont à l'honneur, vibrant pour une bossa nova intimiste ou une cadence de swing. Vous l'aurez compris, l'éclectisme est la marque de fabrique de cette étonnante formation qui s'autorise tous les débordements, à commencer par celui, ailleurs si agaçant, d'une virtuosité débridée. Sa musique ne saurait se limiter à une filiation aussi évidente, elle ne saurait s'y limiter. ENGE nous propose un voyage, où derrière les accents tsiganes se glissent des influences latines, balkaniques et jazz bien sûr. Voilà un groupe à la vraie personnalité, dont le talent mérite qu'on y tende l'oreille, voire les deux.

ENGE HELMSTETTER: guitare, composition, chant
TCHATCHO HELMSTETTER: violon
MAILO HELMSTETTER: guitare
VINCENT POSTY : contrebasse
YVES WEYH: accordéon
SORIN GHERALIV: cymbalum

Concert à la Petite Pierre : lundi 10 août 2009 à 21 heures

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RINGO LORIER

«’ai été bercé par la musique de Django Reinhardt, mais mon voyage musical est également passé par les Stray Cats, George Benson, Santana, Paco De Lucia, Gypsy Kings, Baden Powell, le rock, le flamenco, le jazz américain, pourvu que ce soit rythmé, teinté de jazz à la portée de tous.»
Entouré d’une grande famille de musiciens, il rejoint ses frères en 1988 et se consacre au swing manouche. Il participe à de nombreux festivals à travers l’Europe dont le festival Django Reinhardt en 1992, avec Babik Reinhardt (fils de Django) et Bireli Lagrène, et celui de La Petite Pierre.
Depuis près de 7 ans, il anime des ateliers de guitare rythmique et d’improvisation dans les Vosges du Nord, car il s’avère être un musicien expert dans le répertoire de la guitare manouche.

RINGO LORIERguitare
GAGA WEISSguitare
MATHIAS LEVYviolon
MARCO SCHMITTcontrebasse
YANO LORIERpercussions

Concert à la Petite Pierremardi 11 août 2009 à 21 heures

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WONDERFUL WORLD

«WORLD» est le deuxième élément du triptyque « Musique pour des temps troublés».Après « Chansons sous les bombes», GUILLAUME DE CHASSY et DANIEL YVINEC poursuivent ici ce projet en arpentant les rues de New York, micro en main, guettant et enregistrant les bruits de la rue ou du métro et des brides de mélodies de Broadway chantées par des inconnus. Autour de cette bande-son, le pianiste et le contrebassiste inventent un univers poétique, illuminé par les images du cinéaste ANTOINE CARLIER. Il règne sur scène une atmosphère étrange, comme une ballade, une autre manière de raconter, d’entendre et de voir l’Amérique et son histoire, ses rêves, ses fantasmes. Les deux musiciens improvisent autour des voix, les accompagnent, ajoutant à ces témoignages fragiles leur propre sensibilitéque le cinéaste développe en images sa vision d’une Amérique rêvée. Le trio nous offre ainsi un voyage à New York, une atmosphère proche du cinéma, une écoute différente de la musique.

GUILLAUME DE CHASSYpiano
DANIEL YVINECcontrebasse
ANTOINE CARLIERimage

Concert à la Petite Pierre : mercredi 12 août à 21 heures

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STIMMHORN

Au début, il y a le cor des alpespuis viennent les premiers harmoniques, sonorités bizarres dans le décor idéal des Alpes. «»( traire ) est le titre de la première production de BALTHASAR STREIFF et de CHRISTIAN ZEHNDER en 1996. STIMMHORN ( voix / cor ) né la même année, et c’est le début d’une exploration aux confins de la voix et du cor, toujours avec une note d’humour, de drôlerie. STIMMHORN laisse de côté et derrière lui tous les genres musicaux. En adoptant différents styles et des éléments de théâtre, il invente avec ses instruments et par le chant, des voyages acoustiques entre les univers sonores traditionnels et disons plus contemporains, l’humour en toile de fond. «»est devenu le symbole des sonorités familières, mais détournées, du monde alpin. Terminons sur un «grave hilarant «du plus bel effet concernant STIMMHORN

CHRISTIAN ZEHNDERVoix, chant diphonique, yodle, accordéon suspendu, bandonéon, bandunia, tuyaux d’orgues, boules et autres auxiliaires
BALTHASAR STREIFFcor des Alpes, cor des Alpes double, alpaphone, büchel, cornet, trompette baroque, tuba, corne de chèvre, voix

Concert à la Petite Pierre le jeudi 13 août à 21 heures.

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ERIC LEGNINI

Après ses collaborations avec, entre autres, le trompettiste Flavio Boltro, le saxophoniste Stefano Di Battista mais aussi les frères Belmondo (La Petit Pierre 2005) Eric LEGNINI nous propose son nouveau trio, une démarche entamée en 2005 avec Miss Soul puis Big Boogaloo et enfin Trippin' pour ce concert. Soul, groove, gospel, blues, jazz, tous les ingrédients sont réunis pour que le trio déchaîne les passions. Le résultat est magique. À la croisée du funk et du trio jazz plus classique le swing s'invite en effet naturellement. Legnini connaît bien le groove made in New Orleans, mais ne s'y limite pas ; avec des ballades signées ou non de sa main, des reprises des seventies (Stevie Wonder) ou un blues de Ray Charles, le projet Trippin' dévoilera la diversité et l'originalité d'un grand pianiste libre.

ERIC LEGNINI : piano
MATHIAS ALLAMANE : contrebasse
FRANCK AGULHON : batterie

Concert à La Petite Pierre : vendredi 14 août à 21 heures

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AZANGO

Azango est un quintet à la géométrie tout à fait inhabituelle, puisqu’à côté du bandonéon, on trouve percussions, guitare et saxophone, sans oublier la contrebasse. Ces cinq-là nous promènent aux quatre coins du monde, dans un métissage revendiqué, affirmé à travers ce répertoire qui emprunte à la Roumanie, au Brésil, au Liban et à Strasbourg quelques mélodies qui sans doute vous seront familières. Mais là s’arrête ce que l’on peut raisonnablement dire du groupe, ce dont on peut parler: là démarre un dialogue dont eux seuls ont la maîtrise, fait d’improvisation, d’écoute et de cette volonté qui leur est tout à fait propre de mélanger les genres. Là démarre cette espèce de tourbillon, cette espèce de vertige qui nous plonge dans leur univers si particulier, délicieusement désorienté par la force de leur musiqueBeyrouth au Brésil, New York en Roumanie, Bucarest au Liban, Strasbourg finalement en France et La Petite Pierre dans les étoiles, c’est là toute la magie de leur musique. Envoûtant.

JEAN MICHEL ESCHBACHbandonéon, accordéon
JEAN RAYMOND HALBEISENsaxophones
ERIC SOUMguitare
JEREMY LIROLAcontrebasse
AMAR GUERRAICHpercussions


Concert à la Petite Pierresamedi 15 août à 17 heures.


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TRIO ROSENBERG

Le trio ROSENBERG fait partie de la grande famille des Sinti d’Allemagne et de Hollande. Le trio est composé de trois cousins passionnés par la musique de Django Reinhardt. Naturellement, comme souvent chez les manouches, ils ne savent ni lire ni écrire la musique, apprenant la guitare en écoutant les disques de Django, en reprenant les accords qu’il voyait leurs oncles jouer lors des bœufs sur le camp manouche. Désigné très tôt comme son digne successeur par la communauté à laquelle il appartient, STOCHELO fait parler une technique rare et son vibrato très personnel ponctue des phrases hallucinantes, démontrant, si besoin était, que technique et expression ne font pas toujours chambres à part. A la tête de ce trio, STOCHELO ROSENBERG est impressionnant de virtuosité. Derrière, NOUS’CHE, son cousin à la guitare rythmique et NONNIE à la contrebasse, «» comme on dit. Ils exportent l’art manouche sur toutes les scènes du monde entier depuis la fin des années 80, date de création de ce trio magique lors du festival de Samois sur Seine, contribuant par la même, à populariser le fameux swing des roulottes. À eux trois, ils nous offrent un dialogue intense et coloré, un jeu d’une précision exceptionnelle, virtuose, un modèle du genrefine broderie guitaristique serrée par une rythmique endiablée. C’est en famille de cœur et de sang que cette musique prend sa source, et ça s’entend quelque part

STOCHELO ROSENBERGguitare
NOUS’CHE ROSENBERGguitare
NONNIE ROSENBERGcontrebasse

Concert à la Petite Pierresamedi 15 août à 21 heures.


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DORADO SCHMITT, MARCEL LOEFFLER et TIMBO MEHRSTEIN QUINTET

On aura compris que chez les manouches, la musique est une histoire de famille exigeante et solidaire. Ils sont toutefois peu à pouvoir s'inscrire dans cette tradition, à l'image de la rencontre que nous proposent DORADO SCHMITT, MARCEL LOEFFLER et TIMBO MEHRSTEIN. Ces trois-là connaissent le répertoire de Django sur le bout des doigts, incollables. Ils apportent toutefois à cette musique une dimension nouvelle, à la fois construite dans le respect de la tradition, mais s'en échappant aussi avec une déconcertante facilité. À travers leur musique surgit le tracé des longues routes d'Europe Centrale : la musique manouche perce, les doigts glissent sur les boutons de l'accordéon, pincent les cordes de la guitare, l'archet se promène sur le violon avec une surprenante agilité, la musique fait tournebouler les têtes et chavirer les âmes. Au-delà de cette extraordinaire véhémence instrumentale, de l'incandescence des swings, du tourbillon des valses, ces acrobates de la note bleue nous livrent un paysage de voyages intimes, où chaque note porte une émotion. Ils reviennent à La Petite Pierre, plus en forme que jamais. Prometteur.

DORADO SCHMITT : guitare
MARCEL LOEFLLER : accordéon
TIMBO MEHRSTEIN : violon
LAURENT GAUTHIER : contrebasse
CEDRIC LOEFFLER : guitare

Concert à la Petite Pierre : dimanche 16 août à 14 heurs 30.

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BIRELI LAGRENE GIPSY TRIO INVITE FLORIN NICULESCU

Le violoniste FLORIN NICULESCU est aujourd’hui une référence mondiale de la scène jazz. Il a, au travers de ses multiples collaborations (BOULOU et ELIOS FERRE, MARCEL AZZOLA, ANGELO DEBARRE) développé un son indentifiable entre tous, où l’on retrouve ses influences multiples. Les retrouvailles, pour ce concert unique, avec BIRELI LAGRENE, ce «énomène de la guitare» (JOHN MAC LAUGHLIN) promettent quelques superbes échanges. Révélé dans les années 80, l’enfant prodige du pays, a su passer avec brio le cap de la maturité, s’affirmant au fil des ans comme un guitariste incontournable. Leur singularité, qu’ils doivent tout autant à leur expérience qu’à leur solide formation, tient peut-être au fait qu’ils mettent leur virtuosité, leur technique, au service d’une musique comme «ée»plutôt que dans une démonstration stérile. Ces deux là sont des magiciens de la note bleue, sans esbroufes. La filiation spirituelle avec DJANGO REINHARDT et STEPHANE GRAPPELLI n’est en rien une limite à leur expression, mais bien un aiguillon qui les pousse à toujours innover. En jouant dans le son et dans l’esprit du «HOT CLUB DE France», sans imitation, cette formation fait vivre le jazz manouche, et le sort d’une certaine confidentialité. Immanquable.

FLORIN NICULESCU violon
BIRELI LAGRENE guitare
HONO WINTERSTEIN guitare
DIEGO IMBERT contrebasse

Concert à la Petite Pierredimanche 16 août à 17 heures


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